vendredi 28 octobre 2022

Agriculture, artisanat, Antsirabe

 

Il y a du monde dans la cour

Dès 7 heures il y a du monde chez Manitra : des habitants de Laimbolo viennent le voir pour faire des photos pour le renouvellement de leur carte d’identité. Il imprime sur son imprimante et pour 1000 Ar (0,25 €) les gens ont ce service. Évidemment il faut pour cela être équipé, avoir l’électricité… Toutes choses qu’il possède. C’est une grande famille de notables très sympathique. C’est une marche de 20 mn qui nous emmène, par une piste inaccessible aux véhicules (sauf moto), chez sa sœur où est garé le minibus Honda. On entame la descente par la route Tozzi Green, rude descente mais dans des paysages incroyables. 

Une dernière photo devant la maison de chez Manitra

Et nous partons pour rejoindre le garage de la voiture

En passant on aperçoit un petit rapace avec une grenouille dans son bec

C'était pour nourrir ses petits

Avec les pluies c'est plus facile de retourner la terre

On nous salue joyeusement !

Sauf les enfants, souvent inquiets des étrangers

Le mini bus dans son garage familial

On fait longuement chauffer le moteur

La borne fonctionne avec un bon débit

Le début de la retenue d'eau du barrage

Il y a des cultures en terrasse très haut dans la montagne

Encore des jacarandas en fleurs, on ne s'en lasse pas

Arrêt à Manandona pour se changer et direction Antsirabe. Manitra s’est rendu disponible pour la journée avec nous. Je file chez Monsieur Raoul faire du change, il est en forme et tient à me parler d’Henry chaleureusement. Tandis que Voahangy et François vont aux courses d’artisanat je file à l’autre bout de la ville, en face de l’usine de bières Star à la Direction Régionale de l’Agriculture et de l’Élevage je suis reçu à l’heure par Mme Mitia, la Directrice que l’administration persiste à appeler Directeur… Entretien chaleureux, sans langue de bois avec cette jeune femme qui est allée elle même à Manandona tenter de régler les différents entre Philibert et le Maire. Elle est toujours atterrée par leur attitude et ne les reçoit plus qu’ensemble afin d’éviter leurs tirades contre l’autre, absent. Elle ne connaissait pas Anjou Madagascar et est très impressionnée par nos actions. Elle lâche même qu’on « en fait plus que l’état malgache »… Une heure plus tard j’en ressort persuadé qu’on a une alliée ici ! Retour au resto en ville. Nouvelles courses rapides : le colis des pièces du tricycle est là (câble de compteur et rétroviseur) etc etc. On rentre ensuite à Manandona avant la pluie qui finalement ne viendra pas. Je suis rincé, je file me coucher et j’ai de petits ennuis gastriques qui commencent… plus tard ce sera dîner douche et dodo. Pas de poules aujourd’hui !

Nous revoici dans le tumulte d'Antsirabe, quel contraste.

J'ai rendez-vous avec la directrice régionale de l'agriculture

Mme Mitia dans son bureau

De retour au petit marché, après le repas on finit nos courses

Les gargotes finissent de servir

Il y a ici des bornes d'eau payantes

Dans la rue des petits kiosques proposent des services

En attendant François, je vais voir les ferblantiers

Avec si peu d'outillage ils fabriquent des tas de choses, des moules aux gouttières ! 

Découpe à la cisaille d'une feuille de fer blanc déroulée dans la rue

Une partie de tuyau de cheminée

Très à la mode cette année, les moules à savon

Mais les moules à gâteaux sont toujours les plus ven

Fin de vie d'une calcutrice...

Le vendeur de tôle regarde ses employés rouler une grande feuille

Qui sera emmenée au destinataire par pousse pousse


jeudi 27 octobre 2022

Laimbolo, la vie d'en haut

De bon matin (7h 30) Manitra et Raymond sont venus nous chercher au gîte pour monter à Laimbolo. Nous avons le droit d’utiliser la route de la centrale électrique Tozzi Green jusqu’à la maison de la sœur de Manitra où nous laissons le minibus. C’est juste en face du collège où nous faisons une courte visite, il faudrait bien des tables bancs... La borne 19 du réseau est la plus belle que j’ai vue, avec de superbes quartz en déco ! On est à un quart d’heure à pied de chez Manitra et Anitra, on passe par le terrain de foot. Trop court pour être homologué foot à 11 on peut y jouer du foot à 7 ou 9 joueurs. Les gens sont contents de l’équipement fourni. 

La route privée de la centrale hydroélectrique

Des paysages à couper le souffle (Photo FM)

Un grand nombre d'ouvriers enlèvent le sable accumulé près des conduites forcées

Nous voici sur le plateau de Laimbolo

Quelle borne bien décorée et entretenue !

Une des nombreuses collégiennes

Le lave main est bien entretenu

Il y a de très (trop) nombreux élèves par classe

Les fondations de notre bâtiment (2013) ont bougé mais les fissures ont été réparées

Le terrain de foot aves ses buts tout neufs !

Nous avons rendez-vous à l’École Primaire Publique de Laimbolo en cours de réhabilitation par AM. Il y a beaucoup de monde dans la salle. Une fois passés les discours ce sont des échanges très intéressants entre la salle, le maire et nous sur l’eau et les écoles. Bien menée la réunion permet de donner des réponses aux gens. C’est un exercice très démocratique et Raymond n’esquive aucune des questions. Pour remercier AM on nous offre deux poulets, avec ceux d’hier on va bientôt pouvoir monter un poulailler ! Nous filons voir le CSB1 rénové lui aussi depuis 2019. Il y a une nouvelle sage femme avec une aide. Le CSB est propre, bien rangé et la sage femme est dynamique, passionnée de langue française. Il faut la garder ! Elle demande une réparation de l’abri d’accueil et surtout le branchement en salle d’accouchement à un évier (20 m entre la borne et la salle d’accouchement). Il y a eu des dotations en matériel. 60 naissances depuis le début de l’année ! Elle discute un moment avec nous mais nous devons partir déjeuner chez Manitra. 

Les pépinières de riz éclairent les paysages

Les enfants attendent le signal pour quitter l'école !

Dans la salle de classe beaucoup d'attention



Nous voilà bien embêtés avec ces nouveaux poulets !

Le lave mains de l''école est bien entretenu

Le bâtiment réhabilité est en bonne voie de finition

L'entrée du CSB1

La nouvelle table d'accouchement

Et la nouvelle sage-femme

Aussitôt le repas pris on part pour aller voir la passerelle et l’école d’Ampamehena. C’est un parcours long et difficile à travers les collines. On commence par traverser la rivière Sahanivotry où de jeunes chercheurs d’or guettent au fond de leurs battées les pépites qui les rendront riches. Bien peu de chance que ça arrive. On va tranquillement (ce sont des pistes difficiles) mais j’en bave pas mal dans les montées. Finalement on découvre la passerelle d’Ampamehena. Beau travail qui sécurise enfin l’accès à l’école des enfants situés sur la rive Ouest tandis que l’école est à l’Est… nous y arrivons enfin quand l’orage au loin commence à gronder. Magnifique réception avec sono, danses des enfants et discours pour la construction de classes et la réhabilitation de l’autre bâtiment. C’est très réussi. L’orage s’est rapproché et nous avons droit à une très grosse averse qui disperse parents et enfants ! La direction de l’école (7 enseignants dont 3 titulaires) nous indique que depuis la passerelle et le nouvel aspect de l’école, 60 enfants supplémentaires ont été inscrits ce qui porte le nombre à 223. Le petit goûter organisé nous permet de reprendre des forces et de boire un coup. Ce n’était pas de trop car on venait de nous offrir encore 3 poules toutes aussi vivantes que celles de ce matin ! Nous avons réussi de les convaincre de les garder (elles s’appellent François, Claudie et Jacques). En effet nous avons parlé de Claudie qui connaît très bien cette école où j’étais aussi déjà passé, et qui est à l’origine de la proposition de refonte totale de la passerelle et des projets pour cette école. Les parents d’élèves ne l’ont pas oublié.


Nous quittons la maison de Manitra

La pluie a ramolli le sol alors on prépare les plantations pluviales

Il faut déchausser et traverser la rivière Sahanivotry. On y croise des chercheurs d'or.

Raymond teste la profondeur du gué : à peine aux genoux.

Pliés en deux ils remplissent les battées avec le gravier et le sable de la rivière

Travail harassant qui détruit l'écosystème  de la rivière

En groupe c'est plus stimulant mais quel travail de forçat !

Nous traversons des hameaux avec de grosses maisons traditionnelles

Dans la soubique du compost pour les nouvelles plantations

Pépinières de riz et plantations de pommes de terre, 50 nuances de vert

Impossible d'oublier ces paysages immenses sans routes

Un des beaux méandres de la Sahanivotry

Et voilà la jolie passerelle !

Quel plaisir de mesurer la réalité des choses.

Plantation des plants de riz

Plus loin elle prépare les bouquets de plants

Nous voici rendus mais l'orage menace

Toute l'école nous attendait !

Y compris les préscolaires 

En place pour la danse

Beaucoup d'application dans l'exécution

Maintenant on écoute M. le Maire

Puis le chef de fokontany

Le tonnerre effraie cette petite fille

La danse continue malgré la pluie qui commence

Les garçons ont leurs belles chemises

Enfants et parents profitent du spectacle

ça y est, il pleut et très rapidement c'est très fort !

François prend des notes qui nous seront précieuses

Notre poulailler augmente de 3 nouvelles recrues !

Remise du cadeau...

Les filles devaient en plus nous offrir une enveloppe, nous la refusons fermement !

Beaucoup de timidité en attendant

La pluie à cessé, et il nous faut partir pour refaire le chemin avant la nuit. Le retour est plus court (il évite le détour par la passerelle) mais il nous faut déchausser pour retraverser la rivière (eau aux genoux) et remonter chez Manitra. Mon podomètre indique plus de 20 000 pas sans préciser le dénivelé conséquent. Repas chaleureux avec Manitra et Anitra puis blog… Fatigués nous ne sommes pourtant pas prêt d’oublier cette journée passée auprès des gens les plus pauvres du coin (pas beaucoup de chaussures ici) si généreux et sincères dans leurs remerciements. Chapeau !

Raymond nous salue, il redescend vite jusqu'à Sahanivotry centre
S'il ne pleut plus, il ne faut pas glisser

Les charbonniers sont passés par là !

Pourtant la forêt est communautaire...

La lumière baisse sur ces paysages fantastiques


Au fond un charbonnier a repris son travail

Bref passage dans une école communautaire qui peine à être reconnue.

Au bord de la rivière cette jeune femme va nous guider pour trouver le meilleur passage

Le repas "en famille" nous fait le plus grand bien. Merci beaucoup.